Contexte
Le gouvernement fédéral, les gouvernements provinciaux et territoriaux et les administrations municipales du Canada se sont engagés à réduire les émissions nationales de carbone, et bon nombre d’entre eux ont établi des objectifs connexes en matière de réduction des émissions, généralement visant la « carboneutralité » d’ici 2050 ou plus tôt. En tant que contributeur majeur aux émissions de gaz à effet de serre à l’échelle nationale, le secteur des transports est mûr pour une transformation et devra déployer des efforts proactifs afin de contribuer à l’atteinte de ces objectifs.
La conception, la planification et l’exploitation des infrastructures routières et autoroutières impliquent de nombreuses pratiques et processus qui génèrent des émissions de carbone tout au long de leur cycle de vie. Bien qu’il ne vise pas à soutenir un objectif politique spécifique, ce projet cherchera à identifier ces pratiques, à en évaluer les impacts et à formuler des recommandations sur les possibilités d’explorer des solutions de rechange à plus faibles émissions de carbone.
Objectifs
Ce projet, financé par un fonds commun, mènera une analyse structurée des pratiques actuelles dans les domaines clés suivants : gestion des actifs, construction, entretien et exploitation, conception et gestion des chaussées, des sols et des matériaux, et des structures [1]. Il visera à identifier les possibilités de réduction des émissions de carbone liées aux matériaux, aux pratiques et aux procédés de l’infrastructure routière. Pour chaque domaine, le projet recensera et documentera les pratiques bénéfiques présentant un potentiel significatif de réduction des émissions futures de carbone. L’analyse examinera l’applicabilité et les implications de ces pratiques dans divers contextes institutionnels et géographiques pertinents pour les autorités routières membres de l’ATC.
Plus précisément, il permettra de :
- Identifier les pratiques relatives aux matériaux et aux procédés d’infrastructure routière offrant un potentiel significatif de réduction des émissions de carbone ;
- Évaluer la portée et l’ampleur potentielles de l’impact associé à chaque pratique ;
- Identifier les principaux risques, coûts et incertitudes liés à la mise en œuvre ;
- Fournir des directives générales pour aider les autorités routières à identifier les pratiques prometteuses, à déterminer où et quand elles peuvent être appropriées, et à évaluer leurs impacts potentiels ;
- Évaluer la possibilité d’intégrer ces pratiques aux cadres existants relatifs aux énoncés environnementaux et de développement durable. Déclarations environnementales de produits (DEP), le cas échéant
- Recommander des approches permettant aux différentes juridictions et à l’ensemble des autorités routières de suivre et de rendre compte des progrès réalisés
- Identifier les possibilités de travaux supplémentaires visant à élaborer des informations techniques complémentaires, y compris d’éventuelles activités de suivi par les comités compétents de l’ATC
Éléments livrables
Destiné aux professionnels de l’ensemble du cycle de vie des infrastructures routières, ce projet comprendra trois livrables intermédiaires (rapports des étapes 1, 2 et 3) de nature technique et servant de documents de référence. Ces livrables seront organisés comme suit :
- Rapport technique, étape 1 – Enjeux et possibilités – Présentation des résultats de l’analyse documentaire, des enquêtes et des ateliers du comité technique d’infrastructure (CTI)
- Rapport technique, étape 2 – Pratiques bénéfiques – Description de la catégorisation et de l’évaluation des pratiques pertinentes et identification des possibilités les plus prometteuses
- Rapport technique, étape 3 – Mise en œuvre – Guide de mise en œuvre à l’intention des autorités routières sur les pratiques bénéfiques et la mesure des progrès, ainsi que sur les recommandations pour les travaux à venir
- Un rapport final intitulé Infrastructures routières à faibles émissions de carbone : des possibilités pour le Canada. Ce rapport présentera un cadre de pratiques bénéfiques pour les infrastructures routières à faibles émissions de carbone au Canada, intégrant les trois rapports techniques ainsi que les commentaires reçus des comités du CTI, des organisations membres et des parties prenantes. Il s’adressera aux professionnels du transport œuvrant dans divers secteurs liés aux infrastructures routières
- Élaboration du contenu d’une formation en ligne sur demande, en autoformation, visant à renforcer les capacités et à faciliter la mise en œuvre des pratiques d’infrastructures à faibles émissions de carbone identifiées dans le rapport final. La formation est divisée en modules correspondant aux principaux thèmes abordés, d’une durée d’environ deux heures chacun
[1] Le projet ne portera pas sur les initiatives plus larges relatives aux systèmes de transport ni sur les stratégies opérationnelles susceptibles d’influencer les émissions de gaz à effet de serre, mais qui ne relèvent pas du champ d’application défini pour l’infrastructure routière. Voici quelques exemples de thèmes exclus :
- planification (tracés, dimensionnement, aménagement d’installations de transport collectif et de transport actif);
- Contrôle et gestion de la circulation (limites de vitesse, synchronisation des feux de circulation, gestion des incidents);
- Écologisation et gestion des eaux pluviales des emprises routières;
- Bornes de recharge et autres installations et services pour véhicules électriques;
- Consommation énergétique de l’éclairage routier et des appareils de contrôle de la circulation;
- Consommation énergétique des bâtiments des autorités routières et des déplacements des employés;
- Mesures de gestion de la demande (tarification routière, tarification du stationnement, covoiturage, systèmes d’information à l’intention des voyageurs)
Ces thèmes peuvent contribuer à des objectifs plus larges liés aux systèmes de transport à faibles émissions de carbone, mais seraient mieux traités dans le cadre d’autres initiatives.