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Développement du personnel hautement qualifié pour les autorités routières : Une analyse des lacunes et des solutions à l’ère des véhicules connectés et automatisés

Sommaire de projet

Situation

À l'étude

Mis à jour

Septembre, 2020

Conseil/Comité responsable

Conseil du développement de la main-d’œuvre

Date d'achèvement prévue

12 mois

Estimation du financement total

95 000 $

Personne-ressource

Résumé

La technologie du transport routier entre dans une nouvelle ère. S’appuyant sur les quelques décennies d’existence que comptent maintenant les systèmes de transport intelligents (STI), les progrès rapides en connectivité, en automatisation, en intelligence artificielle et en technologies de détection permettront de réaliser d’importantes avancées dans la sécurité, l’efficacité, l’accessibilité et la mobilité que permet le transport routier.

Parce que bon nombre de ces technologies dépassent la portée du génie des transports classique, les administrations routières ont de la difficulté à les évaluer, à les intégrer et à les déployer. Les systèmes existants sont généralement électromécaniques et en réseaux fermés, alors que les nouveaux systèmes sont cyberphysiques et en ligne. Ainsi, en plus de devoir conserver leur capacité de maintenir les systèmes existants (dont bon nombre ont une durée de vie de plusieurs décennies), les administrations routières doivent aussi comprendre les implications en matière de cybersécurité du nouveau matériel de terrain déployé et les vulnérabilités qu’il comporte. Elles doivent aussi évaluer les vulnérabilités du matériel existant acheté en ligne, car il n’est peut-être pas aussi sûr qu’il le faut.

Les administrations routières sont aussi appelées à se préparer activement à l’arrivée des véhicules connectés et automatisés. Selon le Cadre stratégique des véhicules automatisés et connectés pour le Canada (Conseil des ministres responsables des transports et de la sécurité routière, 2019), « En se préparant aux VA/VC, les gouvernements devront repenser les formes traditionnelles de mobilité et d’urbanisme. Nous devons surveiller les répercussions possibles des technologies des VA/VC pour nous aider à planifier à long terme. Le fait d’être proactif aidera les gouvernements à contribuer à la préparation du domaine public aux promesses des VA/VC. »

Pour relever ce défi, les administrations routières doivent pouvoir compter sur du personnel hautement qualifié (PHQ) dont les compétences vont du génie civil et du génie des transports classiques au génie informatique et au génie logiciel et qui offre une expertise en analyse des données, en communications radio et en cybersécurité. Les administrations routières doivent jouer un rôle actif pour favoriser un réservoir de talents disponibles pour le PHQ.

OBJECTIFS

L’étude a pour but de comprendre le manque de compétences auquel font face les administrations routières et de proposer des mesures pour le combler. Elle déterminera les types de formations et de programmes universitaires qui sont nécessaires et que pourraient offrir les intervenants canadiens au cours des prochaines années.

L’étude vise à :

  • Examiner les tendances de la technologie et de la mobilité qui se répercuteront sur les administrations routières dans les 10 à 40 prochaines années, afin de cerner le contexte de l’analyse du manque de compétences;
  • Déterminer et évaluer les compétences du PHQ dont les administrations routières auront besoin pour concevoir, gérer et maintenir les systèmes d’infrastructure routière, peut-être en créant de nouvelles « catégories d’emplois » ou en ajoutant de nouvelles compétences aux catégories d’emplois existantes;
  • Répertorier les programmes de formation universitaires, collégiaux et professionnels au Canada répondant aux besoins de compétences du PHQ, afin de mieux comprendre dans quelle mesure le Canada peut lui-même développer les talents;
  • Examiner de quelle façon les gouvernements canadiens et étrangers de premier plan abordent le manque de compétences (p. ex. au moyen de programmes de formation ou de collaborations universitaires);
  • Recommander des mesures pour pallier le manque de compétences au Canada, en mettant un accent particulier sur le développement des talents au pays même.
  • Le projet comporte une importante consultation auprès de représentants choisis d’universités, d’administrations routières canadiennes et étrangères, d’associations et de l’industrie. Cette consultation sera guidée par les résultats d’une revue documentaire et d’une recherche en ligne.

Le principal produit à livrer du projet est un rapport de recherche contenant une analyse et des recommandations.