Accueil

Nous vous présentons Brian Hollingworth : profil d’un bénévole de l’ATC

Jeudi, 4 Juin, 2020

Cet article fait partie d'une série d’articles présentant certains des bénévoles de l’ATC. En savoir d’avantage de la structure des activités bénévoles, le rôle des bénévoles et les avantages de faire du bénévolat.

Nous vous présentons Brian Hollingworth, bénévole de l’ATC, directeur de la planification des transports et du stationnement à la Ville de Hamilton. Nous avons interrogé Brian sur son expérience en tant que bénévole à l’ATC et sur son travail dans le secteur des transports.

ATC : Parlez-nous de vous!

BH : Je suis directeur de la planification des transports et du stationnement pour la Ville de Hamilton. Je travaille pour la Ville depuis un peu plus de deux ans. Avant cela, j'ai travaillé pendant 23 ans pour une société d’experts-conseils, le Groupe IBI. Mon travail est différent, c'est sûr, mais j'apprécie les aspects qui sont liés au service public dans le cadre de mon travail pour la municipalité.

J’ai grandi dans une petite ville à environ deux heures au nord de Toronto, puis j'ai déménagé dans la Ville Reine à la fin des années 1980 pour aller à l'université et je comptais y rester environ deux ans. Mais l'énergie et le dynamisme de la grande région métropolitaine ont quelque chose de très addictif qui m'a incité à y rester. Pour l'instant, je partage donc mon temps entre mon travail à Hamilton, ma vie avec ma femme et mes deux enfants à Toronto et mes loisirs à Muskoka. Le seul inconvénient, c'est que j’ai dû renoncer à aller au travail en vélo, ce que j’ai fait pendant plus de 20 ans. Je dois maintenant utiliser la voiture. Une de mes priorités est donc de revenir à une empreinte carbone plus faible.

En dehors du travail, j'aime explorer les villes. Pas les endroits touristiques, mais des endroits comme les chantiers de construction et les parcs industriels. J'aime aussi construire des choses en bois, surtout des meubles. L'année dernière, j'ai construit un pont en bois de 40 pieds de portée, ce qui s’est révélé un grand défi.

ATC : Quelle est la réalisation professionnelle dont vous êtes le plus fier? 

BH : L'une des premières études que j'ai gérées à la fin des années 1990 était le plan directeur des transports du centre-ville de Hamilton. Ce plan, qui était intitulé « Putting People First », reposait sur la volonté de rééquilibrer le réseau de transport du centre-ville de Hamilton. Il comprenait un large éventail de recommandations, notamment la conversion des rues à sens unique en rues bidirectionnelles pour le cyclisme et la mise en place de projets de paysage de rue. Nombre de ces projets ont été mis en œuvre et ont eu pour effet de revitaliser le centre-ville. C'est ce qui a déclenché ma passion pour Hamilton, et c’est peut-être ce qui m’a encouragé à accepter le poste que j'occupe actuellement.

ATC : Racontez-nous votre histoire en tant que bénévole de l’ATC.

BH : Mon premier contact avec l’ATC s’est produit lors de l'enquête sur les indicateurs de transport urbain (ITU) de l’ATC. Ce fut l'un des premiers projets auxquels j'ai travaillé en tant qu’expert-conseil, et ce projet m'a rapidement fait comprendre qu'il existait un réseau national de personnes passionnées par le transport urbain. Tous les participants à la première enquête sur les ITU ont accompli cette tâche en complément de leurs tâches principales. Beaucoup de ces personnes étaient aussi des bénévoles importants pour l’ATC.

Peu de temps après, j'ai commencé à assister à des congrès et à participer à des comités. J'ai présidé le Comité permanent du transport durable de 2007-2008 et je suis membre du Conseil des transports urbains, devenu le Conseil de la mobilité. J'ai également participé à plusieurs autres comités, dont le Comité intégré sur les changements climatiques.

ATC : Comment le bénévolat au sein de l’ATC vous a-t-il aidé?

BH : J'ai toujours considéré que c'était un privilège de participer aux comités de l’ATC car on peut rapidement se constituer des réseaux professionnels. Généralement, les personnes qui se portent bénévoles sont aussi celles qui accèdent à des postes de plus haut niveau au fil du temps. Ainsi, les personnes avec lesquelles j'ai travaillé comme bénévole au début sont maintenant des directeurs, des directeurs généraux et des PDG. Pouvoir échanger des idées avec ces personnes à un niveau personnel est inestimable.

ATC : Parlez-nous d'un problème que vous aimeriez aider à résoudre

BH : Je voudrais résoudre le problème de la « place de stationnement ». Les urbanistes ont déterminé qu'il y a jusqu'à huit places de stationnement pour chaque véhicule en Amérique du Nord, ce qui représente un énorme gaspillage de terrain et d'argent, sans parler des impacts environnementaux. Pourtant, dans mon travail actuel, je reçois quotidiennement des plaintes concernant le manque de places de stationnement. Je pense que le problème peut être facilement résolu en combinant la tarification, la mobilité partagée et le transfert de déplacements plus courts vers le transport actif. Et ces trois leviers peuvent être accélérés par la technologie. Il est assez absurde de voir des voitures immobiles dans un stationnement pendant huit heures sans être utilisées pendant que les gens sont au travail.

ATC : Quels conseils donneriez-vous à une personne qui débute dans le secteur des transports?

BH : Ne contournez pas la formation technique traditionnelle. De nos jours, tout le monde veut planifier et concevoir des installations cyclables, mais malheureusement, pour ce faire, il faut encore comprendre les principes de base de l'ingénierie des transports et de la conception des routes. Et désolé, Twitter et Instagram ne sont pas des sources fiables pour apprendre les principes de la conception des transports; bien qu'ils puissent avoir d’autres utilités. Les personnes les plus efficaces dans le secteur des transports sont celles qui peuvent appliquer leurs connaissances techniques et leurs compétences en matière de conception pour faire progresser les concepts de réseaux de transport plus durables.